PSVR : mon ressenti et mon analyse de la VR

Et bien, ça faisait longtemps que je n’avais pas pris un peu de temps pour faire un petit test. Le travail, la famille toussa quoi… bref. Donc, voilà après quelques semaines mon petit topo sur le PSVR.

La VR, ça donne quoi ?

Je sais que beaucoup de personnes se posent encore la question. Avant de franchir le pas vers la VR, je me suis posé beaucoup de questions. En effet, habitant dans un coin où aucun magasin à 100km à la ronde ne propose de démonstration d’un casque VR ou quand bien même il y en a une dans une manifestation quelconque, il y a 2 heures de queue minimum pour tester la bête, je me demandais si vraiment c’était immersif, comment on voit dans le casque ou encore a t’on l’impression de voir à travers des jumelles ? Ou encore simplement, est-ce que c’est bien ?

Le choix ? 

Avant de franchir le pas, grossièrement, différentes solutions s’offraient à moi :

Le plus cher : le HTC Vive

Le presque plus cher : L’Oculus Rift

Le grand public : le PSVR

La crotte en carton : un cardboard.

N’ayant donc aucune idée de ce que vaut la VR dans aucune des solutions ci-dessus, j’ai pris en considération les choses suivantes :

  • Mon PC n’est pas récent et n’est pas adapté à la VR
  • J’ai déjà une PS4
  • J’ai deux bon smartphones mais les rumeurs disent que les cardboards, c’est vraiment naze ce que je n’ai absolument pas de mal à croire.

Exit donc le choix du cardboard. Reste le PSVR, Le Vive et l’Oculus.

Combien ça coûte ?

J’ai donc procédé à un calcul :

  • D’un côté, j’ai déjà une PS4, une PsEye, deux manettes et un Move qui vient de ma PS3, mon investissement pour pouvoir « tester » la VR serait donc le prix du casque + éventuellement un Move supplémentaire, soit environ 440 euros et quelques deniers pour acheter des jeux.
  • De l’autre, il me faut un Vive ou un Rift, soit environ 900 euros et un nouveau PC. Etant donné la bête qu’il faut pour faire tourner correctement la chose, comptons environ 1500 euros sans trop forcer parce que j’aime bien prendre du bon matériel, soit un investissement de départ de 2400 euros, soit 2000 euros de plus sans avoir idée de ce que donne la VR dessus.

Oui mais alors, c’est quoi les différences ?

Après, j’ai tout lu et surtout n’importe quoi, y compris des avis de gus qui n’y avait pas touché (épique)… J’ai écouté également beaucoup d’avis et de podcasts sur la VR. Est ressorti de ces analyses plus ou moins objectives que le PSVR n’était pas si éloigné du Vive voire meilleur sur certains points. Pour résumer un peu les différences entre les casques PC et le PSVR d’après tout ce que j’ai lu et entendu, comprenez qu’il faut prendre cela avec des pincettes, ils portent grossièrement sur ceci :

PSVR : Définition moindre donc un peu plus pixelisé, effet de grille (sorte d’aliasing) moins présente malgré une résolution moindre, flou dans les plans distants (de part la résolution moindre). Angle de vision moins élevé (10° en moins), couleur bien rendue. Précision des moves pas super géniale et tout le système est dépendant de la caméra, de sa précision, de la luminosité ambiante et de son angle de vision.

Casques PC : Définition plus élevée, angle de vision plus élevé, effet de grille plus présent et colorimétrie peut-être un peu plus fade. Par contre, contrôleurs très précis car réellement développé pour cela. Quand on a les controlleurs Vive en main, on aurait visiblement du mal à revenir aux Moves.

Grosso modo, en conclusion des différents avis que j’ai pu récolter, le Vive et l’Oculus sont dans l’ensemble meilleurs surtout de par le fait de la résolution qui fait que le mondes ouverts sont moins flous, que l’ensemble est moins pixelisé et on gagne en immersion mais également et surtout que la puissance développée derrière n’est pas comparable à une console. Néanmoins, la différence de prix étant énorme et les nombreux avis des personnes ayant testé les deux font que le PSVR est d’un excellent rapport qualité prix, que le casque est beaucoup plus confortable que ses concurrents et qu’en marge du peu de différence visuelles (du casque en lui même) de ce que les versions PC apportent, cela reste assez cher et donc réservé à un public fortuné dont votre serviteur ne fait pas parti ou alors à devoir taper méchamment dans ses économies réservées à l’achat d’un nouveau véhicule.

Attention néanmoins, comme dit juste ci-dessus, la différence de puissance entre un PC équipé de la dernière génération de carte graphique (qui est en elle même plus chère qu’une PS4 pro) pourra générer des graphismes autrement plus détaillés qu’une PS4, pro ou pas. Je tenais à préciser ce point car il ne faut pas confondre puissance de calcul et qualité de vision du casque. Le casque PSVR aura de meilleurs graphismes sur une PS4 Pro si les éditeurs en profitent mais cela ne change en rien le casque en lui-même, le flou de fond restera flou. Rappelons que le prix combiné d’une PS4+PSVR équivaut au prix du casque seul sur PC.

Est-ce que ça vaut le coup ludiquement ?

Sur PC, il y a beaucoup plus « d’expériences » VR que sur la console de chez Sony ; Steam par exemple commence à nous proposer pas mal de contenu, plus ou moins réussis, sur VR. C’est bien sur sans compter les plantages et autres bugs des jeux, le fait que l’Oculus et le HTC soient différents ce qui fait qu’un jeu Oculus en général ne sera que sur Oculus et qu’un jeu sur Vive ne se fait que pour le Vive et que les réglages et la mise en route de ces solutions sont plus que fastidieux. Sur PS4, on branche, ça tourne tout de suite, c’est stable (peu de soucis me sont arrivés et un reboot de la console corrige ces derniers), le matériel est unique et c’est la force de ce système. C’est peut-être ce qui expliquera pourquoi ce système est vraiment adapté au grand public. Néanmoins, ce sont les débuts et malgré quelques titres sympas, cela reste, au même titre que sur PC, plus des « expériences » que de réels jeux. Le line-up n’est vraiment pas encore très fourni. Toutefois, c’est vraiment prometteur sous certains aspects mais j’y reviendrai.

Mon choix était donc fait : pour débuter, un « petit » investissement afin de me rendre compte de par moi même de ce qu’il en est vraiment, je vais opter pour un PSVR et on verra par la suite si cela me branche pour un investissement plus important, surement pour l’arrivé de la seconde génération de casques sur PC. 

Où acheter ?

Problème : toujours dans mon coin, aucun magasin ne propose le PSVR, Amazon est hors de prix au moment où forcément j’ai décidé de me l’acheter (spéculation, quand tu nous tiens…) et finalement, j’ai du le commander dans une grande enseigne et me le faire rapatrier dans ma région. Le temps que je fasse cela, il était à nouveau disponible en ligne à un prix normal, soit 399 euros au moment où j’écris ces lignes. Mais bref. Globalement, quelque soit l’endroit, hors promotions exceptionnelles, c’est à peu près le même prix au centime près. Donc, peu importe l’endroit ou le site, à partir du moment où il est sérieux et que le SAV vous inspire confiance.


Anecdote somme toute intéressante, j’ai fait le buzz en magasin au passage en caisse : clients, caissière et vendeurs me tournaient autours en discutant à propos du casque tout en me posant des questions… Vraiment les gars, proposez-en en rayon, ça saute au yeux que le peuple s’y intéresse !

Le grand moment est arrivé.

Arrivé à la maison, c’est la moment du déballage (« unboxing » comme diraient les kékés du net oubliant que c’est juste un déballage, je n’ai jamais compris pourquoi c’est censé faire plus « smart » de dire « unboxing » 😉 ) :

Franchement ? Boîte sympa, on à plus l’impression de déballer un produit Apple que d’ouvrir un accessoire de jeu vidéo. L’emballage est soigné, c’est bien protégé, le design du matériel est réussi.

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Le petit chiffon bleu pour nettoyer les lentilles du casque ; oui parce qu’il faut savoir qu’au début, moins après bizarrement, on transpire comme un phoque dans le casque, la condensation arrive très vite et on est content d’avoir le petit chiffon bleu qui peut être néanmoins remplacé par n’importe quel chiffon doux type chiffon à lunettes. Bref, après le branchement des 20m de câble et l’ajout d’un processeur dédié à doubler la fréquence des images de votre PS4, il ne reste plus qu’un câble « gênant », celui qui relie votre casque à votre processeur posé à côté de la PS4.  

Donc oui, il faut que je fasse les poussières de la ps4.
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Point négatif : pas de sac de protection du casque livré avec. Soit vous le remettez dans sa housse en plastique soit vous devrez investir dans un sac de protection d’un vendeur tiers car je n’ai pas eu vent d’un produit officiel à ce sujet. Je sais qu’il existe un support non officiel pour y suspendre le casque et y loger les moves mais je ne suis pas convaincu.

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Autre petit point négatif : le boîtier de connexion des câbles du casque n’est pas suspendu à votre ceinture car il n’y a aucun support livré ou pensé pour cela et traîne par terre juste à vos pieds, ce qui est particulièrement gênant dans le sens ou si on marche dessus, on risque de casser les prises branchées dessus. Je ne serai vous conseiller de vous fabriquer un petit support en crochet pour attacher ce boitier sur vous.

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Oui parce que à traîner par terre comme ça, il souffre.

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Le casque est léger et son positionnement facile. Bon je vous préviens tout de suite, c’est au millimètre. S’il est un poil trop haut ou trop bas, la vision se déforme et cela devient flou. Il faut vraiment se le mettre en face des trous, c’est le cas de le dire. Par contre, moi qui porte des lunettes, je n’ai pas éprouvé de gêne de confort ou visuelle en utilisant le casque avec. C’est sympa d’avoir pensé aux bigleux, merci Sony. 

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On peut également noter un capteur frontal de présence afin de savoir si on porte le casque ou non. Cela sert notamment pour les réglages automatiques.

Le casque se met donc et s’enlève d’un geste du bras même avec une seule main, il y a une molette de serrage et un bouton de desserrage ainsi qu’un autre bouton avant pour éloigner l’avant du casque et voir autour de soi à travers l’ajournement créé sans devoir enlever le casque. Bien vu.

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On peut voir sur les photos suivantes l’avancée que l’on peut réaliser avec la visière quand on porte le casque :

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Le casque est livré avec un petit CD de démos et on se rend vite compte que sur le PSN, il existe quelques trucs sympas à charger ou à acheter pour nourrir votre fringale de débutant VR. A noter que le cd de démo n’est pas aussi complet que son homologue sur le PSN qui est lui même encore moins complet que ses homologues étrangers. D’ailleurs, visiblement, en ayant plusieurs comptes sur différents continents, il semblerait (à vérifier) que l’on peut avoir pas mal de jeux gratuitement. Quand j’aurai du temps à perdre en langue chinoise pour cela, peut-être que j’essayerai.

Première impression.

Allumage du casque, lancement de la démo et là ………… :

Sans être un éternel blasé comme certains, je crois que je n’ai pas eu d’effet « wahou c’est génial » depuis 1989 quand j’ai acheté mon Amiga et lancé ma première démo. Et franchement, rien qu’en lançant le disque de démo, c’est ce que j’ai dit. Donc, OK, disons le tout de suite : c’est « flou » et pixélisé mais franchement, on oublie vite ce détail tellement la marche que l’on vient de franchir est énorme dans le domaine du jeu vidéo. N’ayons pas peur des mots : on est DANS le jeu. Cela ne m’a immédiatement fait penser au film TRON qui, nous les « vieux », nous à fait découvrir une sorte de VR de l’époque (toi qui à pensé au « Cobaye » -> tu sors…). Bon, ok, on est loin d’un Holodeck mais on essaye littéralement de toucher ce qu’on voit ou on se surprend à vouloir éviter les choses, à marcher à tatons pour ne pas tomber dans le vide, ce qui est un bon point. Rien à voir avec le cinéma 3D, ici, l’effet stéréoscopique est total et c’est de la vrai 3D, ce qui se ressent tout de suite dès qu’on bouge la tête. C’est peut-être évident pour certains, mais la nuance entre regarder un film stéréoscopique et une scène 3D muée lors du visionnage par de micro mouvements de la têtes, ça change totalement l’effet de profondeur et l’immersion.

Par contre, comme je l’ai dit, ne vous attendez pas à avoir un confort visuel comme sur un écran… c’est beaucoup plus réduit en résolution mais cela étant dit, on se prête vite au jeu et on oublie, si je peux dire, ce détail. On est dans le jeu quoi !! Mince, c’est quelque chose. En fait, ça change tout, que ce soit du gameplay ou du jeu en lui-même, c’est un tout nouveau mode de jeu.

Graphiquement, c’est vrai qu’on à l’impression de retourner sur la PS3 car une PS4 n’a pas assez de puissance pour faire quelque chose de plus avancé en mode VR. Néanmoins, la PS3 c’était quand on y pense pas mal déjà graphiquement et quand on est DANS le casque et que l’on voit des titres (trop courts) comme Batman VR, on ne peut que se réjouir du futur du jeu vidéo en VR. Batman pour ne citer que lui car il m’a vraiment marqué, est court (1h – 1h30 environ) mais c’est l’exemple type du jeu qui vous fera aimer la VR. Graphiquement une claque par rapport à ce qu’on attend avec les capacités de la PS4 en VR et d’une immersion de dingue. On passerai des heures à regarder la ville, rien que sur l’écran titre… On ne demande qu’une chose, c’est de pouvoir marcher réellement à travers les décors, chose très limitée car on peut le faire mais sur 2m carrés… après, on sort du champ du jeu. Néanmoins, pour la première fois depuis que je joue à des jeux Batman, j’ai enfin pu dire : « je suis Batman ». Ce qui n’est pas rien et j’ai failli me prendre un mur chez moi en regardant un truc trop près. Bon, ok, après le jeu n’est pas parfait, on aurait aimé avoir des scènes de vol ou de voiture mais à mon avis, les développeurs sont encore frileux à cause du motion sickness (voir en fin d’article).

Par contre, pour moi et là je pense ne pas être le seul, oubliez tout ce qui est films à 360. Non pas que ça n’existe pas, mais franchement, c’est laid, c’est très laid. La faible définition du casque passe pour les jeux et le rendu 3D temps réel mais pour la vidéo, misère… j’ai rarement vu quelque chose d’aussi moche à part le 240p de youtube. Oui, c’est ça, imaginez vous regarder un truc youtube à 240p à 360°… ben j’exagère mais c’est à peu près ça. La première fois, j’ai même retiré le casque, je croyais que mes lunettes étaient sales.

Dernier mode enfin, le mode écran « géant » ou on simule un écran de cinéma que l’on peut régler à petit, moyen (par défaut) ou grand et sur lequel on peut utiliser sa console normalement pour jouer ou regarder des films par exemple. Bon, cela est impressionnant mais pour la même raison de faible résolution, le confort n’y est pas, ça pixélise désagréablement même si c’est largement supportable mais cela peut servir d’écran au cas où la télévision seraient squattée 😉


La VR, mode de jeu antisocial ?

Un autre aspect à prendre en compte et pour lequel il faut savoir faire le tri dans ce qu’on lit ou ce qu’on entend, c’est le côté social… En effet, au premier abord, le casque peut sembler antisocial et l’est effectivement si on ne vous propose que des jeux solos qui vous coupent totalement de tout contact avec les membres de votre familles autours de vous… Cela peut sembler égoïste de s’isoler de cette manière pour jouer mais d’un autre côté, quelle est la réelle différence entre avoir les yeux dans le casque ou rivés sur sa télé ? Dans un cas comme dans l’autre, vous avez un comportement qu’un oeil extérieur pourrait classifier d’antisocial. Heureusement, il semble y avoir la promesse de jeux coopératifs en famille ou entre amis. En effet, une des particularités des casques VR, c’est de pouvoir afficher autre chose sur la TV que ce qu’il se passe dans le casque. Cela permet donc, à l’instar de The Playroom VR de pouvoir jouer à plusieurs en même temps, un dans le casque et les autres avec les manettes sur la télé. Et franchement, ça le fait bien et cela est digne d’un Wii Party. Tranches de rigolades assurées. Les enfants en raffolent même si le casque n’est pas supposé être utilisé par des enfants de moins de 12 ans. Chez moi, 11 ans, 9 ans et 7 ans, tous l’ont adopté, notamment le jeux de chat avec les souris et le jeu du dinosaure de The Playroom VR. L’âge ne semble pas être un problème, y compris pour la plus petite. Je pense mais cela reste à vérifier que la limite de 12 ans sert au final plus à se protéger juridiquement d’un quelconque effet secondaire sur un enfant puisqu’il n’y a aucun recul physiologique ou psychologique à l’utilisation prolongée de cette technologie. Beaucoup d’arguments sont lancés en l’air sans aucune accréditation comme encore une fois et n’est pas coutume l’usure prématuré des yeux, la confusion mentale et le délire paranoïaque à ne plus savoir distinguer le réel du virtuel. Je reste néanmoins confiant dans le sens où tout ce qui est nouveau fait peur et est sujet à controverses. Depuis que je suis petit, la télévision donne la leucémie, le microonde le cancer ou la stérilité, les jeux vidéos rendent stupident, j’en passe et des meilleures. Par contre, la misère croissante dans le monde, la nouvelle morale, la clope, l’alcool, la violence banalisée et les jeunes du matin au soir sur leur portables comme une drogue à s’envoyer des sextos ou à parler de leurs idoles dans ces culturelles émissions de téléréalités, tout va bien… « Je me demande » si c’est le fait que ça rapporte du fric que certains trucs semblent moins dangereux…


Au bout de quelques temps.

Après quelques semaines d’utilisation, effectivement, l’effet « wahou » s’est atténué mais pas les sensations. Je n’attends qu’une chose, c’est que les vrais jeux arrivent réellement, que les prix baissent, que la technologie évolue (définition meilleure, plus de perfs, moins de câbles). 20 euros un jeu d’une durée de vie de 1h, aussi intense soit-elle, c’est cher… c’est très cher. Les autres jeux dans la même gamme de prix avec des graphismes de misère et un gameplay à la pong, en 2016, ça fait cher également. Certes, on pourrait comparer cela à un film vendu en DVD ou en BR, mais pour le moment, il y a une différence entre le budget déployé pour les Avengers et les jeux VR actuels, sans compter que la plupart sont en dématérialisée. Quand à payer 60 euros un « vrai » jeu, il a intérêt à être prenant parce que graphiquement, même en immersion VR, cela fait mal quand justement tout l’intérêt d’un jeu réside dans l’immersion et donc, par découlement, de ses graphismes. La règle « de bons graphismes ne font pas forcément un bon jeu » qui s’avère dans le jeu classique être une bonne règle n’est pas forcément vrai dans la VR. Tant qu’on joue à des jeux dont les graphismes sont soit bons (Batman VR), soit carrément informatiques à la TRON (Holoballs), ça va. Entre deux, ça va être très dur si les jeux sont autres que des godlikes. Mais je fais confiances aux développeurs qui, je suis sur, dans un an au plus, exploiteront le potentiel de cet outil.


Ma conclusion :

Si vous en avez les moyens et voulez découvrir, seuls ou en famille une nouvelle facette du jeu vidéo, que vous n’êtes pas trop sensible au motion sickness (mal des transports, prenez en compte ce que je dis plus loin), foncez. Si vous pouvez tester avant d’acheter c’est encore mieux. La plupart des joueurs apprécient mais il y en a qui n’accrochent absolument pas. N’écoutez pas les critiques qui cassent du sucre sur ces produits sans même y avoir touché. A chacun son ressenti. Moi, personnellement, je trouve ça grisant, d’autres nous sortiront juste un « cool » alors que d’autres un « mouais bof ». Dans tous les cas, restez raisonnables dans son utilisation, cela doit rester un loisir et non une réalité alternative.

Une petite chose à savoir néanmoins à propos du motion sickness : c’est étrange, personne ne réagit pareil. Ne vous dîtes pas que si vous êtes malade en voiture en lisant par exemple, vous allez forcément être malade avec le casque. Quand j’étais enfant, je pouvais lire pendant des heures en voiture. Arrivé à l’âge adulte, cela ne m’est quasiment plus possible sinon tout mon repas ressort. Lire un livre en voiture me demande de m’isoler du bruit de la voiture ou de lire devant le parebrise pour voir le déplacement du décors et encore, en jetant régulièrement un oeil dehors. Pourtant, avec le casque, je n’ai pas souffert de ce mal des transports même là où tout le monde s’accorde à dire qu’ils ont été malades avec certaines démos (Battle Tank paraît-t-il). Moi, rien du tout à mon grand étonnement. J’ai eu une ou deux fois une nausée très passagère en faisant du roulis dans l’espace dans la démo de Call of Duty et dans le jeu Spacerift. Mais cela n’a vraiment pas duré à partir du moment où j’ai stoppé le mouvement au moment où j’ai ressenti le malaise. D’autres visiblement ne peuvent pas jouer plus de 30 secondes sans vomir tripes et boyaux. Par contre, ce qui est, dans mon cas, amusant, c’est qu’on peut facilement perdre ses repères dans l’espace et se retrouver, passez-moi l’expression, le « cul par terre » parce qu’on à perdu l’équilibre. On peut aussi claquer une manette contre le mur dans un mouvement brusque de raquette ou la faire tomber croyant la poser sur quelque chose qui n’existe pas. A cela il faut faire attention au début. Après, on a l’habitude et cela n’arrive quasiment plus. Un grand bravo néanmoins à tous ces chercheurs qui décryptent le cerveau humain et réussissent à trouver ce qui nous rend malade par rapport à la réalité et de ce que j’en sais, ce n’est pas juste un problème d’oreille interne, c’est bien plus complexe que cela. De ce que j’ai remarqué, cela dépend aussi de notre position, qu’on soit debout ou assis, le ressenti n’est pas le même.

Bref, une expérience très intéressante, une bouffée d’air dans le jeu vidéo malgré des améliorations à apporter dans les prochaines générations de casques virtuels. Néanmoins, pour un premier essai « grand public », cela est très convaincant et n’est que positif pour l’avenir du jeu vidéo. Une vrai nouveauté donc à signaler et pour ma part, sans jouer les blasés, cela faisait longtemps que je n’avais pas vu quelque chose sortir des sentiers battus. Bémol néanmoins, il est quand même relativement dommage que pour le moment, la plupart des éditeurs se reposent que sur des jeux d’horreur ou de violence extrême pour ce support alors que d’autres genres s’y prêtent aussi bien si ce n’est mieux. On fait dans le facile… Encore une fois, la banalisation de la violence passe par un nouveau cap ou le joueur devient de plus en plus l’acteur et je ne suis pas certains que cela soit positif, que ce soit pour l’image du jeu vidéo ou pour le mental des joueurs. Autant Batman VR fait un usage extrêmement intelligent de la VR y compris dans la scène ou Bruce perd ses parents dans laquelle on voit toutes les possibilités de la VR en tant que spectateur actif, autant Until Dawn est l’exemple type du jeu que je n’aime pas du tout et qui représente tout ce qui est mauvais pour moi dans la VR de type horrifique : l’excuse des sensations des fausses montagnes russes dans un jeu graphiquement moche, trop gore, trop répétitif qui n’a que finalement que peu d’intérêt sinon celui de mettre mal à l’aise le joueur en le plongeant dans un bain de sang inutilement glauque de l’univers maléfique d’Until Dawn. Certains diront que je ne l’aime simplement pas et c’est surement vrai. Je peux apprécier une ambiance stressante d’un manoir mystérieux, d’un hopital psychiatrique où bruits et musiques angoissantes parfument délicatement l’ambiance pesante mais le recours systématique au surnaturel et au démoniaque : non merci. Espérons que les éditeurs corrigent le tir assez rapidement car si la VR dans l’avenir ne se résume qu’à horreur et violence sous couvert de spiritisme, ésotérique et paranormal, ce serait bien dommage. Heureusement, comme je l’ai dit plus haut, il semble quand même que certains éditeurs ne misent pas tout la dessus, que des jeux coopératifs, d’exploration et, tant pis si j’en froisse certains, des jeux plus intelligents que de la boucherie sanguinaire, soient sur les rails.

JJ.

 

J’ai testé periscope #periscope

PERISCOPE… 

Après tout ce que j’ai entendu sur périscope, la curiosité m’a emporté et je me suis laissé tenté, non pas en diffusant du contenu mais en tant que spectateur et participant.

Non pas que l’outil soit nul, il est même techniquement très intéressant et certains diffusent du contenu de qualité…

Mais…

Eh oui, comme toujours après un « non pas que », il y a un « mais »… au moment où j’écris ces lignes, j’ai encore du mal à essuyer les traces de sang qui ont jailli de mes yeux et de mes oreilles à regarder le contenu proposé par les utilisateurs de Periscope.

Quand je parlais de « certains », je dirai un nombre très restreint. La grande majorité semble être des personnes qui n’ont pas de vie sociale ou qui n’ont que cela à faire d’étaler leur vie privée sans AUCUN intérêt sur Periscope, en recevant des tonnes d’insultes et demandes plus graveleuses les unes que les autres tout en faisant semblant de s’offusquer de celles-ci. Je dis « faisant semblant » car visiblement, quand on diffuse sur Periscope, il y a comme une sorte d’effet secondaire qui consiste à attirer 98% de personnes qui n’ont d’autres loisirs que d’insulter les autres et où toute discussion tourne autour de la ceinture – notamment quand c’est une fille à l’écran qui semble passer son temps à se montrer choquée de ce qu’elle lit tout en sachant très bien qu’elle va lire ce type de contenu.

Je passe ceux qui prétendent réaliser des défis en direct, sorte de concours à savoir qui à a plus grosse, mais au niveau de la maternelle, passant d’un défi idiot à encore plus idiot, voire dangereux. Le plus triste est que la majorité de ceux qui diffusent leur image sous périscope, et je parle notamment des filles, sait pertinemment qu’elle va recevoir des insultes et des demandes sexuelles et elle semble s’y complaire, c’est navrant. Si l’on considère l’âge moyen des diffuseurs (ados pour la plupart mais aussi pré-ados), je m’inquiète très sérieusement de la lucidité des parents quant à l’utilisation des moyens Internets modernes de leurs progénitures.

En parlant de bas âge mental, je constate dépité que la majorité des jeunes qui se mettent en scène dans cette application n’a, non seulement aucun amour propre et affiche une image d’elle même dégradée à l’extrême, mais également n’a aucune culture et ne sait même pas aligner sujet, verbe et complément sans faire une faute de grammaire. À se demander si ces utilisateurs ne se mettent pas volontairement au niveau de leur auditoire… Quand on commence à avoir du mal à comprendre ce que les autres disent ou écrivent, il faut se poser des questions !

Bref, petit coup de gueule pour dire qu’avec au final une application qui peut-être vraiment utile et sympa, ses utilisateurs illustrent encore une fois parfaitement la société et reflètent bien le monde actuel et sa morale à deux balles. C’est à dégoûter les personnes comme moi qui trouvent le potentiel de l’application immense. Seulement, au lieu d’utiliser ce potentiel, on semble préférer véhiculer une image désastreuse de l’application et de soi-même.

Concernant une affaire récente de suicide (mes condoléances à la famille concernée), les moyens techniques font qu’aujourd’hui, on peut se suicider en direct… c’est malheureux mais c’est comme ça. Ce n’est ni la faute de l’application, ni la faute d’Internet, ni la faute des réseaux GSM, ni celle de la SNCF… c’est VOTRE faute. Ce n’est pas la faute du couteau de cuisine ou de son fabricant ou des matériaux utilisés pour le fabriquer s’il est utilisé pour commettre un meurtre. Quand on arrive à se suicider, c’est qu’on est au bout du rouleau et qu’on ne raisonne plus correctement. Je suis révolté des réactions de certains, vociférant ça et là leur véhémence en traitant de couarde la jeune fille en question et mettant l’application en cause en occultant totalement que les fautifs sont les utilisateurs et la situation de désordre psychique de cette pauvre personne. N’oubliez pas que la mort est plus difficile pour ceux qui restent, réfléchissez un peu à vos réactions et à la misère supplémentaire que vous apportez à cette famille certainement effondrée par la tragédie qui la touche et qui n’a pas besoin de vos attaques faciles alors que vous ne connaissez once de leur situation. Je n’excuse pas le suicide, ce n’est pas de ma compétence et je ne le juge pas mais les réactions suite à ce drame sont pathétiques.

Bilan :

Periscope, ça aurait pu être bien si la communauté avait pu faire preuve de respect, de dignité et d’intelligence. Ce n’est pas le cas et on peut quasiment jeter l’application à cause d’un contenu pollué à l’extrême par des utilisateurs, n’ayons pas peur des mots, mentalement dérangés et dont les deux encéphales du cerveau se retrouvent suspendus dans des poches situées sous leur nombril qui lui-même semble être à la place de la tête.

JJ.

DIY Ikea Retrogaming – partie 1

Mod IKEA en DIY pour mon projet RETROGAMING + RETROPIE !

Après avoir reçu mon Raspberry PI 2 et ayant entendu parlé de RetroPie, je me suis lancé dans un mod de meuble IKEA pour exposer quelques vieilles consoles et pouvoir y jouter sur un petit écran intégré au centre du meuble à travers cette émulation et de s’en servir comme sorte de cadre photo numérique avec pour thème le retrogaming quand on n’est pas en session de jeu.

Dans cette première partie, on va s’attaquer au fameux « billy » de chez Ikea.

Pour cela, il nous faut :

– Une armoire BILLY de 40cm de large et 28 de profondeur, son dessus et de quelques étagères supplémentaires,

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– Des rampes d’éclairage rigides de 30cm à leds assez puissantes (hard strip leds que j’affectionne et que j’utilise déjà ici) :
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– Une bonne alimentation en 12V :
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– Une perceuse/visseuse,

– du fil et un peu de matériel électrique.

On va commencer par fixer l’alimentation à un endroit qui ne se voit pas si l’on ne mesure pas plus de 2m20, au-dessus du dessus, ce qui au final veut dire tout en haut et au fond à gauche :

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Dans le même temps, on commence à percer le fond de l’armoire pour y fixer notre première rampe éclairante de 30cm. J’ai décidé de poser un strip à l’horizontale dans le fond plutôt que deux de chaque côté dans le sens de la profondeur parce que ça éclaire très fort et, pour mon installation, cela n’aurait pas convenu mais libre à vous de positionner votre éclairage comme bon vous semble :

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On va utiliser des cosses d’électronicien pour fixer les câbles entre eux car elles ont l’avantage d’être petites, pas besoin de soudure ni de gros dominos.

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De l’intérieur, l’éclairage est assez discret.

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Premier essai d’éclairage :

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Après, on continue avec d’autres rampes… il faut bien positionner les rampes et les étagères en fonction des consoles que l’on va y poser car une fois le fond percé, on ne pourra plus bouger les étagères qui éclairent sans exposer un hideux trou dans le fond de la bibliothèque.

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J’ai mis un gros domino central pour distribuer le 12V à tous les étages.

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Une petite vue de l’arrière, à ce stade, cela ne ressemble pas à grand chose.

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Pourtant, après la pose de quelques éclairages supplémentaires, on peut déjà avoir une petite idée de ce que cela va donner au final :

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À ce stade, j’ai dû arrêter, il me manque des étagères, les magasins sont OUT OF STOCK, j’espère que je vais encore en trouver…

…/…

Bon, après quelques semaines, j’ai décidé de commander en ligne les étagères qu’il me manquait car dans les magasins, impossible d’en trouver. Bref. Vous remarquerez, pour les yeux les plus affinés d’entre vous, que les nouvelles étagères sont plus blanches que les anciennes et on peut donc en déduire que le Billy blanc vieillit assez mal en jaunissant facilement. Mais bon, pour le prix, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

On continue donc de positionner étagères, consoles, rampes de leds et câblage afin de déterminer où percer pour passer les fils :

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J’ai préféré augmenter la section de l’arrivée électrique sur le domino. Donc, oui je n’ai pas unifié les couleurs mais je fais cela avec de la récupération ou des restes mais j’essaye quand même de garder une certaine cohérence. Ce qui est bien, c’est que le rebord du fond permet de dissimuler les câbles :

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Enfin, petit test final pour l’éclairage (photo floue, je dois la refaire) :

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Les éclairages « bleus » sont dus à la photo mais sont blancs dans la réalité où votre œuil n’est pas soumis aux défauts induits par l’éclairage led et la fréquence de balayage des appareils électroniques.

Bien, tout cela commence à avoir de la gueule. Pour le moment, l’étape une est presque terminée. Il faut que j’atténue grâce à un dimmer la puissance de l’éclairage parce que là, on en prend vraiment plein la poire.

Dans le prochain article sur le sujet, je construirai la case qui reste sombre au centre et qui contiendra le raspberry, l’écran, les haut-parleurs et tout le bazar.

Dans la prochaine partie, nous aurons besoin de :

  • Un kit d’écran (option tactile) LCD,
  • Un Raspberry PI 2,
  • Des câbles,
  • Une manette (sans fil c’est mieux mais moins authentique),
  • Une bonne clé USB et une carte de 8go microsd au minimum,
  • Une planche.

Je vous mettrai les détails dans le prochain article.

Bon retrogaming à vous.

JJ.

Rénovation chauffe eau

CHAUD DEVANT !

Bien, comme tout le monde le sait, pour avoir de l’eau chaude chez soi, il y a plusieurs solutions : le chauffeur solaire, le chauffe eau à gaz, le chauffe eau sur chaudière fioul, le chauffe-eau aerothermique, le chauffeur eau électrique instantané, le chauffe eau électrique à cumulus et j’en oublie certainement.

L’électricité, une merveilleuse invention.

Le chauffe eau électrique à cumulus est pour moi le choix non pas le plus écologique ni le moins cher à l’usage mais le plus économique dans un investissement de départ. Un seul suffit, pas d’entretien chaudière, chauffe la nuit, garde au chaud et permet d’avoir beaucoup de pression et de débit quand on tire de l’eau chaude pour un tarif modéré d’installation, on à de l’eau chaude si le courant est coupé ou en cas de panne de chaudière. Le top du top pour moi, c’est d’avoir des chauffe-eaux instantanés sous tous les éviers mais ça reviendrait très cher dans mon cas et donc, le cumulus est plus adapté quand on à plusieurs points d’eau à la maison. Ca tombe bien, c’est ce que j’ai chez moi mais l’installation actuelle, c’est du n’importe quoi.

Je vais donc rénover la partie arrivée d’eau du chauffe eau de manière correcte et aux normes actuelles.

Tout le monde sait également ou l’a appris à ses dépends qu’un chauffe-eau à cumulus à besoin d’un groupe de sécurité pour ne pas se faire éclater la panse ou la tuyauterie. En effet, quand l’eau chauffe, elle se dilate et l’eau étant incompressible, cela à pour effet de tout faire éclater si vous ne disposez pas d’un groupe de sécurité permettant l’évacuation du volume d’eau en excès suite à cette dilatation. Vous savez, ce truc en général sous le chauffe eau qui goutte dans un siphon quand le chauffe eau se mets en marche. On appelle ça un groupe de sécurité. C’est en général ce qui ne tient pas trop dans le temps non plus, garantie ou pas. (En fait, il ne tient pas dans le temps parce que, soyons honnêtes, personne ne le fait fonctionner en manuel tous les mois !)

Aujourd’hui, mon groupe de sécurité est mort et je dois le changer. Tant qu’à faire, en vu de l’état de l’installation qui relève du n’importe quoi, je vais tout refaire.

Ce que tout le monde ne sait pas, c’est qu’un groupe de sécurité n’est pas obligé d’être au cul d’un cumulus… J’entends par là qu’il doit toujours se situer entre votre arrivée d’eau froide et l’entrée eau froide de votre cumulus mais qu’il n’est pas obligé d’être à côté. C’est très intéressant au cas où vous voudriez comme moi changer le chauffe eau de place et le poser dans une pièce ou il n’y a pas forcément d’évacuation d’eau. En effet, c’est plus facile de tirer des tuyaux d’eau là où il n’y en a pas que de poser une évacuation d’eau là où il n’y en a pas non plus. Enfin, ça permet qu’on puisse poser ce groupe où l’on veut, en hauteur ou près d’un évier là où se trouve l’évacuation qu’on a choisie pour notre groupe de sécurité.

En l’état, j’ai déjà déplacé le chauffe eau dans une autre pièce, celle avec la chaudière, qui est plus chaude et qui fait que la déperdition de chaleur de la cuve en hiver est minimisée. Je n’ai pas relié encore correctement le chauffe-eau, j’ai posé du PER « en attendant », le circuit PER n’étant pas l’idéal mais dans l’urgence, l’avantage, c’est que ça va vite à poser :

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Mais ce qu’il subsiste de l’installation de l’autre côté est déplorable :

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Ca fuit, une des vannes est morte, le robinet ne sert à rien, ça prends de la place, c’est humide, calcaire et très moche.2015-08-25 14.59.17

Bref, pour vous situer un peu, le propriétaire précédent avait tendance à peindre autour des choses… La trace sur le mur représente l’emplacement du chauffe eau que j’ai bougé et temporairement à l’époque relié avec le PER. Ce PER représente ce qui sort du chauffe eau. Bleu : arrivée d’eau froide, rouge : sortie eau chaude. Non, l’eau n’est pas calcaire… c’est PAS VRAI !!! (dans un prochain article, je vous expliquerai peut-être pourquoi je suis contre les adoucisseurs d’eau).

Sans compter qu’à côté de cette installation discutable se trouve un évier en gré qui est tout sauf utile, extrêmement sale, qui ne sert qu’à poser des conneries et qui prend de la place. Le but du jeu est donc, c’est de réorganiser ce coin qui est totalement inutilisé et inutilisable en l’état. Pour ce faire, comme à mon habitude : on va tout péter, sauf que l’évier, je le ferai dans un article à part !

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Attaquons nous au circuit chauffe-eau. A droite, il y a l’arrivée et l’évacuation de la machine à laver, à modifier également car il y a un reste de filtre à eau destiné à alimenter à l’époque un frigo américain situé juste au dessus. Ayant déplacé ma cuisine, tout cela ne sert plus à rien. Ca prend de la place au mur et ça empêche de ranger correctement la machine à laver près du mur. C’est peut-être un sous-sol, mais il n’y a pas de raison d’optimiser l’aménagement.

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Passons donc par un petit plan pour se faire une idée de ce qu’il faut, en effet, j’ai les arrivées d’eau en cuivre diamètre 16 pour la plupart et j’ai la jonction chauffe eau en PER de 16 également. Bien entendu, comme on parle en mm pour les tuyaux, en filetage pour les raccord et en pouces pour le reste, difficile de prévoir quand on est un néophyte de savoir que le 15/21 de son groupe correspond à 1/2 pouce pour un diamètre nominal de 15mm qui se révèle être un diamètre de 21.3 extérieur. Je n’ai pas dit que la plomberie était difficile mais ce mélange de normalisations, c’est lourd quand on cherche à faire un circuit plus simple que de connecter un tuyau à un autre identique. Et encore, je ne vous parle même pas du gaz qui à des pas inversés.

Un petit tableau très succinct et non exhaustif des dimensions couramment utilisées dans la plomberie « domestique » :

Taille en pouce = Diamètre intérieur/extérieur = diamètre nominal en mm = diamètre extérieur en mm.

1/4 pouce = 8/13 = DN 8 = 13.5 extérieur
3/8 pouce = 12/17 = DN 10 = 17.2 extérieur
1/2 pouce = 15/21 = DN 15 = 21.3 extérieur
3/4 pouce = 20/27 = DN 21 = 26.9 extérieur

Pour une maison simple, en dessous ou au dessus de ces tailles, on tombe dans l’exotisme pour une utilisation « domestique » normale. Des tableaux plus complets sont facilement trouvables sur le net avec comme mots clés : plomberie tableau conversion filetage.

Bref, il faut toujours commencer par un plan. J’ai donc fait un plan succinct afin de voir où j’en suis :

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Cherchez pas, il n’y a que moi qui me comprends.

Alors passons au matériel nécessaire… il nous faut :

  • 1 groupe de sécurité surpression chauffe eau (environ 25 euros) :

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C’est la pièce que je devais changer, mais tant qu’à faire, ne nous arrêtons pas là.

A partir de là, tout ce que je vais rajouter n’était pas dans mon installation d’origine. Incroyable hein ? Bon, bref, afin de préserver ce groupe de sécurité tout neuf, j’ai remarqué que ma pression d’eau était un peu trop élevée à cet endroit et que ça gouttait même quand ça ne chauffait pas. Rien de tel qu’un goutte-goutte permanent pour niquer par le calcaire son groupe de sécurité. Je vais donc, en amont de ce groupe de sécurité mettre un réducteur de pression chauffe-eau (environ 20 euros), réducteur que je vous conseille aussi sur le circuit principal éventuellement afin d’éviter les différences de pressions dans votre circuit d’eau :

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Et comme j’aime bien les informations visuelles et afin de contrôle si tout va bien, je vais ajouter au régulateur de pression un manomètre (aux alentours de 10 euros) :

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Etant cinq à la maison, l’heure des bains/douche consomme beaucoup d’eau. Afin de pouvoir remplir si nécessaire plusieurs baignoires et que le dernier à se laver (c’est à dire bibi) ne se lave pas à l’eau froide, il faut pouvoir produire une grosse quantité d’eau chaude. Un gros cumulus c’est bien mais si l’eau à l’intérieur de celui-ci n’est pas très chaude pour des raisons de sécurité, on pourra produire moins d’eau tiède par adjonction d’eau froide quand on remplira la baignoire puisque l’eau sera moins coupée. Il faut donc que la température d’eau dans le chauffe-eau soit élevée. Il faut donc trouver un autre moyen de ne pas se brûler.  De plus, comme le circuit d’eau de la maison est hyper étudié, lorsque quelqu’un tire la chasse d’eau, l’eau devient brûlante et c’est super sympa quand on est en train de se rincer soi-même ou ses enfants à la douchette… les enfants étant plus sensibles à la chaleur, ils sont vite ébouillantés si quelqu’un tire la chasse ou se lave les mains à ce moment là. Pour éviter cela, j’ai décidé de mettre un groupe de sécurité température d’eau à la sortie eau chaude. Ce groupe de sécurité permet de mélanger automatiquement l’eau chaude qui sort du chauffe-eau à de l’eau froide en fonction de la température choisie. Ainsi, terminée les risque de brûlure. Ca n’empêchera pas la douche écossaise mais au moins, celle-ci sera sécurisée. Pour les effets de douche écossaise, il faut répartir la pression équitablement dans toute la maison mais ce sera l’affaire d’un autre chantier.

Voilà donc le sauveur de nos brûlures (environ 50 euros, c’est pas donné), à noter que ce matériel existe également en groupe de sécurité pression + groupe de sécurité température, c’est deux fois plus cher mais l’inconvénient, c’est que si l’un tombe en panne, il faut tout changer, donc, je préfère séparer le matériel, à chacun son travail, c’est pas plus cher, bien au contraire :

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Après, je ne sais pas pour vous, mais j’ai une fibre écologique et il n’y a rien de plus qui m’énerve que de balancer des m3 de flotte par an aux égouts rien qu’avec le goutte-goutte du groupe de sécurité. Il y a donc un moyen de minimiser la perte d’eau d’un groupe de sécurité chauffe-eau et il est basé sur le principe de régulation d’eau d’une chaudière de chauffage central. En effet, dans votre circuit de chauffage central si vous en avez-un, il n’y a pas de groupe de sécurité et pourtant l’eau se dilate dans les canalisations mais ne les fait pas éclater. Pas de magie la dedans, on utilise pour cela un vase d’expansion. On peut même se passer de pompe si on en utilise deux mais ce sera peut-être le topique d’un prochain article. Bref, un vase d’expansion, c’est un récipient avec à l’intérieur un ballon gonflé à une certaine pression adaptée aux circuits que vous visez, qui va absorber par compression de l’air dans ce ballon la différence du volume d’eau qu’apportera son expansion due à sa chauffe. Pour ce qui est de notre chauffe-eau, c’est exactement le même principe, sauf qu’au lieu de placer un vase d’expansion sur le chauffage central, on le placera entre le groupe de sécurité et le chauffe-eau (Dois-je préciser qu’il faut un vase d’expansion sanitaire pour eau potable ? N’allez pas y mettre un vase d’expansion pour chaudière et vice-versa, vous risquez d’avoir des problèmes !!!). Ainsi, au lieu de déclencher le groupe de sécurité pendant la chauffe et de goutter dans l’égout, il remplira d’abord le vase d’expansion. A chaque fois qu’on tirera de l’eau, on créera une dépression, le ballon du vase d’expansion regonflera en chassant l’eau et on n’y aura de nouveau de la place pour absorber l’expansion de l’eau de la chauffe de la prochaine fois. Pour un chauffe-eau de 300L, vous pouvez économiser jusqu’à 3m2 d’eau par an avec ce système. Celui-ci ne vous dispense bien entendu pas d’entretenir votre groupe de sécurité en l’actionnant manuellement une fois par mois. Bien entendu, compter 60 euros pour un vase d’expansion pour un chauffe eau de 200/300L et 20 euros pour le kit de fixation au mur. Mais quand on paye comme moi pas loin de 6 euros le m3, il ne faut que quelques années afin que le système soit rentable et  plus important que l’aspect économique, vous économisez l’eau !

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Bien entendu, pour lier tout ça, il va nous falloir de la quincaillerie :

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Attaquons.

On va d’abord faire un rapide coup d’oeil de comment on doit lier les éléments entre eux, c’est à dire arrivée d’eau sur réducteur de pression, distribution sur les groupes de sécurité, positionnement des vannes d’isolation, etc… :

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S’il y a quelque chose qui m’énerve, ce sont les endroits inaccessibles pour travailler. Hors, parfois, pour des raisons d’esthétisme ou pour des raisons pratiques, on doit situer l’équipement de manière un peu bizarre. Je pense que c’est mon cas ici. Comme je ne positionne pas le groupe de sécurité à côté du ballon puisque l’évacuation ne se situe pas dans la même pièce et comme j’ajoute un vase d’expansion tout en voulant préserver et optimiser l’emplacement d’où je vais démonter l’actuel système afin de récupérer cet espace pour le lave-linge ou autre, il ne me faut pas mettre tout ça près du sol. Je vais donc fixer mon système plus près du plafond que du sol. En cas de dépannage sur le circuit, non seulement il sera à ma hauteur mais en plus, tout sera démontable. Je vais donc d’abord fixer tout le système sur une planche et je fixerai cette planche au mur, puis je relierai tout ça à la tuyauterie existante et isolée avec des vannes afin de rendre ce système entièrement extractible, à la manière d’un sanibroyeur. Cela aura pour double avantage d’être monté hors mur et de tout monter de manière posé sur table et cela permettra d’extraire le tout facilement pour intervention. C’est la planche que je fixerai au mur et peut-être même que j’utiliserai l’ancienne fixation du chauffe-eau qui est encore dans le mur, je verrai en fonction de ce que j’ai en stock comme bois.

Après un rapide tour dans mon atelier bois après avoir pris les mesures d’entre-axes de l’ancienne fixation cuve, j’ai trouvé un bout de planche qui fera l’affaire.

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On peut donc attaquer les raccords, tranquille, dans l’atelier. Et là, croyez moi sur parole, rien ne vaut les vieux systèmes pour isoler les filetages, le Téflon, c’est vraiment pas génial, alors, on utilise la vielle technique, c’est pas plus long à faire, beaucoup plus efficace et c’est repositionnable :

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En gros, mis à part un petit soucis pour le côté d’arrivé de l’eau froide qui, par rapport à mon installation existante, n’est pas du bon côté et un oubli d’achat de deux raccords adaptateurs, j’ai terminé l’installation sur la planche, mon système est donc prêt à être posé sur le mur :

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Voilà, le côté intéressant de la chose est déjà terminé. Maintenant que j’ai tout le matériel de prêt, je vais m’attaquer à l’existant, couper le surplus de tuyau et poser la plaque préparée au mur.

On va préparer ce qu’on va ajouter à l’existant, les départs cuivre vers flexibles :

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Alors, pour ce faire, dans tous les cas, qu’il s’agisse de cuivre, de multicouche ou de PER, j’utilise des raccords rapides. OK, c’est dix fois le prix d’un raccord à souder pour le cuivre, mais il n’y a pas de soudure, on coupe, on clippe et c’est tout. Rapide et réutilisable.

Une fois tout ce matériel prêt, il n’y a plus qu’à couper l’existant au coupe tube, virer les tuyaux qui ne servent à rien et placer notre plaque au mur avec les raccords qu’on vient de préparer et j’ai même prévu une vanne avec raccord pour la machine à laver le linge :

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A part l’évacuation d’eau que je dois finir mais qui n’est pas dérangeant pour le moment, le gros du travail est terminé. Nouvelle installation, propre et net. Il reste encore une ou deux attaches à mettre au mur pour immobiliser le raccord en T eau chaude en bas à gauche mais à part ça, tout va bien. J’aurai pu faire mieux, mais comme je ne voulais pas « rajouter » à l’existant en déplaçant les arrivées et les départs tout en minimisant le budget, les flexibles ont fait le reste. Je n’ai pas acheté de cuivre, je n’ai rien acheté part le matériel qu’il y a sur la place et le matériel pour raccorder l’existant. Tout le reste a été fait avec de la récupération de tuyau coupé sur place.

La prochaine fois, je m’occuperai du circuit PER et/ou de l’évier.

 Bon bains et douches à vous !

IKEA, Mansarde et Hard Strip Leds

Bonjour, un petit coucou rapide pour vous montrer comment ça peut être classe d’améliorer des étagères IKEA pour mur mansardé avec des baguettes en hard strip leds. C’est pas grand chose, mais si vous mettez comme moi ce type d’étagères au dessus de votre bureau, vous pouvez outre, améliorer grave le style de vos étagères mais en plus, éclairer de manière assez efficace votre surface de travail.

Bien entendu, il vous faut :

  • Un système d’étagère pour fixer à votre mansarde, comme le titre l’indique, personnellement, j’ai utilisé des kits pour mur incliné et des tablettes,
  • Des bandes de Hard Strip Leds de 30cm, celles-ci sont pas chères et sont TRES lumineuses, le top aurait été que les bandes fassent 28cm pile poil comme les tablettes mais le léger dépassement ne se voit pas car les strips ne font pas tout à fait 30cm de long, heureuse coïncidence,
  • Une alimentation 220V / 12V qui tienne le coup, personnellement j’ai pris celle-ci, bon rapport qualité/prix/puissance, rien à dire pour le moment,
  • du fil électrique de petite section pour connecter les rampes de leds au transfo,
  • du fil électrique de 1.5 mm2 ou plus pour connecter le transfo au secteur ou un câble d’alimentation de récupération (avec interrupteur pourquoi pas, c’est mieux pour allumer et éteindre 😉 ),
  • de la baguette murale pour passer les fils sur et entre vos étagères et faire plus propre,
  • de la colle ou du scotch double-face pour les baguettes et les strips leds.

D’abord on colle les baguettes là où l’on veut qu’elle soit, dans mon cas, le long des supports console :

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Comme dit plus haut, ça dépasse un tout petit peu mais ça ne se voit pas vraiment.

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J’ai planqué l’alimentation sur l’étagère du haut et qui plus est, derrière des mugs :

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On colle des baguettes au fond des étagères pour passer les câbles, ainsi c’est propre :

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Entre les deux consoles, il faut bien passer une baguette et Jar Jar en a bien entendu profité pour faire son intéressant :

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Le résultat final est bien sympathique !

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Autre angle de vue :

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Même chose du côté de ma femme :

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Et voilà !

Sur ce, je vous laisse illuminer vos journées.

JJ.